Charles Gave pour éclairer Guilluy

Paul Fortune

À lire en contrepoint du livre de Christophe Guilluy Le crépuscule de la France d’en haut, un article très éclairant de Charles Gave .

Charles Gave décrit peu ou prou le même phénomène de divorce entre le peuple et les élites, mais il se place du point de vue des institutions. Il est bien évidemment moins critique sur la mondialisation, mais il pointe de façon très pertinente la façon dont l’État est confisqué par une classe obsolète, et comment les citoyens ordinaires reprennent progressivement leur liberté politique vis-à-vis de la caste dominante.

J’avoue que le sort qu’il réserve aux élites « mondialisées » est encore flou, car il y a une différence d’intérêt entre les politiciens parasites (et leurs affidés bobos-médiatiques) qui vont nécessairement pâtir de ce que le peuple leur tourne le dos et les grands financiers internationaux que tout cela ne doit guère inquiéter. Mais son analyse sur l’émergence de…

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Camouflet jubilatoire

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Quelle nouvelle !

Et pourtant, les merdias français et européens n’en feront pas toute une histoire, elle passera inaperçue au milieu des autres…

Tenez-vous bien (tenez-vous mieux devant votre écran !) : « C’est la première fois qu’un veto de Barack Obama est rejeté par le Congrès. » nous signale Euronews dans une vidéo du 28 septembre 2016 sur youtube.

Vous rendez-vous compte que le chouchou des journalistes et politicards de tout bord vient de se prendre un monumental camouflet par le congrès américain qui « a voté ce mercredi à une large majorité pour rejeter un veto de Barack Obama sur une loi autorisant les proches de victimes du 11-Septembre à poursuivre l’Arabie saoudite. Une première depuis le début de sa présidence. Les élus de la Chambre des représentants ont voté à 348 voix pour passer outre le veto présidentiel contre 77 voix allant dans le sens du chef de l’Etat. » nous apprend Philippe Gélie dans Le Figaro  du même jour.

82% des sénateurs du Congrès se sont exprimés contre l’avis d’Obama ! Jubilatoire !

Celui qui est toujours dans la séduction, celui qui dégrade l’image de sérieux de sa fonction (sans parler de sa femme et de ses filles…), celui qui est dans toutes les combines et dans l’inefficacité la plus totale, et celui qui, malgré tout cela, est le favori d’un trop grand nombre de personnes, et bien ce triste sire vient de prendre une raclée historique.

Plutôt que d’être avec ceux de son peuple qui ont souffert des attentats, il a préféré privilégier la politique étrangère, les relations diplomatiques au mépris de ses concitoyens et de leurs désarrois.

Obama s’est en plus une nouvelle fois couché devant certaines puissances étrangères en évoquant « des risques de représailles après l’adoption d’une loi annulant l’immunité de certains officiels étrangers » (0:45). Il est même allé jusqu’à utiliser le chantage émotionnel en expliquant, par l’intermédiaire du porte-parole de la maison blanche, qu’il pourrait « y avoir un impact négatif sur les diplomates et militaires américains présents à l’étranger » (0:58).

Lamentable !

Il est tout de même très drôle de constater que tous les titres des merdias français sont plutôt neutres quant à l’énorme revers que vient de prendre dans les dents le génialissime Barack !

Pas un n’a titré : « Un camouflet pour le président sortant », « Un désaveu cinglant pour Obama »,…

Vous ne vous rendez pas compte les gars !!! c’est Barack quand même !! Le premier président NOIR des États-Unis !…

Euh… évoquer sa couleur de peau comme critère d’importance quant à l’histoire américaine, c’est quand même racialisé l’évènement ??… non ?…

Comment ?… on me dit que les races n’existent pas chez les gauchistes, et pourtant ce sont les premiers à souligner la couleur de peau d’un président ou celle de chanteurs d’un certain type musical (black music avec ses cérémonies ou ses émissions !) ??!!!…

Ah… c’est à n’y rien comprendre !

Génération courage

« Chaque génération sans doute, se croit vouée à refaire le monde.

La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.

Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »

Albert CamusDiscours de Suède (Éd. Gallimard, nrf, Paris, p. 17) – 1958

Ces mots sans cesse martelés qui sont absurdes !

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Dans un de ses billets datant du 23 août 2016, intitulé « L’islamophobie n’existe pas… », Christian Vanneste explique clairement en quoi consiste une des grandes escroqueries de notre société moderne, l’escroquerie lexicale permettant, à l’aide d’un bourrage de crâne intensif grâce aux merdias et à l’éducation nazionale, l’endoctrinement et la fabrication du consentement du peuple français aux fadaises décadentes et aux idées gauchistes.

Cette fabrication du consentement, cette adhésion obligatoire à des notions servant une iuidéologie tolérante (ici, synonyme de laxiste !), hédoniste, nihiliste et relativiste, a été aussi décrite par Ingrid Riocreux dans « La langue des médias : destruction du langage et fabrication du consentement ».

La manipulation des mots, le glissement sémantique insidieux au service de l’endoctrinement contemporain sont flagrants dans l’utilisation du suffixe « phobie » à toutes les sauces, comme l’indique Christian Vanneste : « La famille des phobies s’accroît sans cesse sans que ceux qui utilisent les mots qu’elle engendre semblent avoir conscience de la stupidité et du danger qu’ils contiennent. Les « phobies » sont avant tout des armes contre la liberté de penser et de critiquer que les journalistes ou les politiciens, qui participent au premier rang à la vie démocratique, devraient avoir honte d’employer s’ils étaient encore capables de réfléchir un tantinet.

D’abord, le mot possède un sens rigoureux qui appartient au vocabulaire de la psychiatrie. La phobie est une peur paralysante, pathologique, démesurée par rapport à ce qui la provoque. Elle est irrationnelle, si ce n’est aux yeux du psychiatre qui montrera son lien avec un traumatisme subi par son patient. Ainsi, un claustrophobe sera paniqué dans un ascenseur bloqué. Un agoraphobe sera pris d’un véritable vertige au milieu d’un espace vide. Le fait d’être intellectuellement hostile à des idées, à des comportements, n’a strictement rien à voir avec une phobie. Ce n’est pas une peur irrationnelle mais une démarche argumentée. L’emploi du mot phobie pour désigner cette attitude est une escroquerie intellectuelle qui consiste à faire passer une opinion pour une maladie, procédé habituel des idéologies totalitaires. En URSS, les dissidents pouvaient être jugés atteints de troubles mentaux. La tactique est elle-aussi coutumière : elle est fondée sur le glissement sémantique, l’amalgame progressif, le même qui a permis de traiter de « fasciste » tout homme de droite un peu réactionnaire, puis tout conservateur. »

Nous nous rendons compte que depuis l’avénement des mouvements antiracistes et pro-gay, l’utilisation d’un vocabulaire médicalisé est devenu fréquent et habituel. Ainsi, ce n’est plus l’homosexuel qui serait « hétérophobe » mais celui critiquant l’homosexualité qui serait « homophobe ». Ce n’est plus le pro-migrant qui exagérerait et ferait fausse route mais le patriote, inquiet par le grand remplacement, qui serait « xénophobe ». Ce sont eux, « homophobe » et « xénophobe »,  qui finalement seraient atteints d’un comportement pathologique…

C’est l’inversion des valeurs afin de normaliser, d’intégrer de force, des états de faits qui étaient minoritaires et peu tolérés voire rejetés dans la société traditionnelle.

Cette escroquerie lexicale dénoncée par Orwell dans « La ferme des animaux » est une technique plus que répandue de nos jours, c’est lamentable, tordu et navrant.

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Charles Baudelaire (1821-1867)

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Ils croient que Jésus-Christ était un grand homme, que la Nature n’enseigne rien que du bon, que la morale universelle a précédé les dogmes de toutes les religions, que l’homme peut tout, que la vapeur, le chemin de fer et l’éclairage au gaz prouvent l’éternel progrès de l’humanité. Tous ces vieux rogatons pourris sont avalés comme sublimes friandises… Progrès, que j’appelle, moi, le paganisme des imbéciles. C’est ma séparation d’avec la bêtise moderne. Peut-être me comprendra-t-on enfin.

Charles Baudelaire, Lettre à Paul Nadar, avril 1864.

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